24.07.2026

Qui a droit au sursis de mobilisation en 2026 : la liste complète des catégories

Au printemps encore, une comptable pouvait affirmer avec certitude au chef d’atelier que tel homme, en raison de sa spécialité d’enregistrement militaire, n’obtiendrait jamais de sursis, quoi qu’il arrive. Cet été 2026, cette règle a volé en éclats. Depuis le 3 juillet, l’État autorise le sursis des personnes soumises aux obligations militaires indépendamment de leur grade, de leur âge et de leur spécialité d’enregistrement militaire — et les responsables RH ont dû apprendre les nouveaux critères en une nuit.

La question de savoir qui a droit au sursis préoccupe aujourd’hui non seulement les directeurs d’entreprise, mais aussi les hommes eux-mêmes, qui vérifient chaque jour dans l’application « Diia » si leur statut y est apparu. Nous détaillons ce qui a changé et à qui cela s’applique.

Qui a droit au sursis selon les nouvelles règles

La base légale du sursis est fixée par l’article 25 de la loi « sur la préparation à la mobilisation et la mobilisation », ainsi que par le décret n° 76 du Cabinet des ministres du 27 janvier 2023, profondément réécrit à l’été 2026 par les décrets n° 692 et n° 862. Voici qui bénéficie aujourd’hui du sursis de mobilisation.

  • Les dirigeants des ministères et leurs adjoints, les agents des services de soutien, les fonctionnaires des catégories « A » et « B » au sein des organes du pouvoir d’État et de l’autonomie locale.
  • Les salariés d’entreprises dont le statut d’importance critique pour l’économie ou la défense a été officiellement confirmé — indépendamment du grade militaire, de l’âge ou de la spécialité d’enregistrement militaire du salarié.
  • Les exploitants agricoles — mais le seuil a augmenté : une réserve foncière d’au moins 1 000 hectares (contre 500 auparavant) et un revenu annuel d’au moins 40 millions de hryvnias (contre 20 millions auparavant).
  • Les fabricants de machines et d’équipements d’origine ukrainienne dont la production figure sur la liste du ministère de l’Économie.
  • Les salariés des opérateurs de réseaux de distribution, des entreprises d’extraction et de traitement du charbon, ainsi que de certaines sociétés énergétiques — pour lesquels des conditions salariales assouplies s’appliquent.

La condition principale, quelle que soit la catégorie, est un contrat de travail officiel et une place sur la liste que l’employeur constitue via « Diia ». La seconde condition, moins évidente mais déterminante, porte sur le salaire moyen au sein de l’entreprise. Jusqu’au 31 août 2026, le seuil est de 21 617,50 hryvnias, et il passera à 25 941 hryvnias à partir du 1er septembre.

Qui n’a pas droit au sursis

Connaître la liste des exceptions est tout aussi important que de comprendre qui a droit au sursis — sans cela, le service RH risque de déposer des documents en pure perte.

  • Les salariés d’entreprises n’ayant pas de statut de criticité confirmé, ou n’ayant pas fait reconfirmer leur criticité.
  • Les personnes sans contrat officiel — le sursis n’est accordé que sur la base d’un contrat de travail, et non d’un accord de droit civil ou d’une entente verbale.
  • Les hommes n’ayant pas mis à jour leurs données d’enregistrement militaire auprès du centre de recrutement : sans données actualisées, le sursis ne peut simplement pas être établi.
  • Les personnes recherchées — jusqu’à leur retrait des listes ; un mécanisme spécial de régularisation existe, mais il ne peut être utilisé qu’une fois par an, dans un délai de 45 jours.
  • Les personnes soumises aux obligations militaires enregistrées auprès du SBU ou des services de renseignement — pour elles, une procédure de sursis distincte et autonome s’applique.
  • Ceux qui bénéficient déjà d’un report auprès d’une autre entreprise : depuis le 3 juillet 2026, une personne n’est comptabilisée que sur un seul lieu de travail — celui où son ancienneté est la plus longue, et non au titre d’un cumul d’emplois.

L’échéance la plus critique reste à venir : le 1er septembre 2026. Toutes les décisions de criticité actuellement en vigueur ne le restent que jusqu’à cette date, et si une entreprise ne reconfirme pas son statut à temps, elle perd automatiquement le droit d’accorder un sursis à ses salariés, quelle que soit l’importance de leur travail. Pour une entreprise qui construit des infrastructures critiques, ce n’est pas une simple formalité administrative, mais la question de savoir si l’équipe restera demain sur le chantier.

Les règles continueront d’évoluer — au cours de la dernière année, le Cabinet des ministres les a réécrites au moins trois fois. Il convient de surveiller la criticité de son entreprise avec la même attention que les délais de livraison d’un chantier.

Travailler avec un sursis officiel chez « SpecServis »

« SpecServis » est une entreprise de construction d’importance critique : une partie de nos postes vacants prévoit donc un sursis officiel de mobilisation pour toute la durée du contrat de travail. La liste des offres d’emploi actuelles est mise à jour régulièrement.

Pour en savoir plus sur les conditions de travail, consultez la page carrières de SpecServis.

Source : Sursis et criticité selon les nouvelles règles à partir du 3 juillet 2026 : analyse du décret n° 862 du Cabinet des ministres (dtkt.ua)

Читайте також

Всі новини

Стежте за нами в соцмережах

Новини, кейси та життя команди «СпецСервіс»

Наші проєкти

Всі проєкти